Langue française Projet de collectif

Réaction aux tueries de "Charlie" puis du 13 novembre, la revendication de l’identité française a (provisoirement) refait surface, entonnant la Marseillaise  à la moindre occasion, brandissant les drapeaux tricolores comme au soir de gloire de 1998 – c'est dire. Mais de sursaut linguistique, point. Pire, la vague angloricaine  ne cesse de gagner de nouvelles "parts de marché" ! Dans ses bagages arrivent une monoculture laminant toute prétention à la différence et faisant litière de nos valeurs !
Nos efforts, nos tentatives  disséminées d’associations et d’amis de la langue française, sont autant de dérisoires sacs de sable engloutis par le tsunami étoilé.

Ou bien nier cette évidence, ou bien tenter – s’il en est temps encore – d’unir nos moyens
Observatoire des Libertés vous propose de réfléchir à la création d’un collectif  recherchant la survie de la langue française par  une stratégie énergique, aux déclinaisons multiples sous une bannière clairement identifiée
En voici les idées principales, sommairement exposées. Elles devront s’affiner avec les réflexions qui nous parviendront.

- Identification
Nom provisoire : "Sursaut ".
Devises : Une ou deux devises devront affirmer notre identité selon une revendication claire. Telle le "Ma patrie, c’est la langue française" d’un Camus pas encore ringardisé par la déculturation.

- Mode de fonctionnement
 L’idée consisterait à rechercher, pour les décisions,  le consensus des membres ; une action  pourrait être retenue sauf veto d’un des membres du bureau (par exemple).
Un ou plusieurs porte-parole pourrai(en)t représenter le collectif auprès des médias et des institutions.
Bien entendu la présence dans le collectif ne devrait pas restreindre l'autonomie des entités la constituant, mais au contraire conforter leur image.

- Stratégie
Les axes pourraient être (notamment) les suivants :
 Actions contentieuses dans le cadre de la "Loi Toubon".
. Saisines du parquet pour demander des poursuites. Dans ces deux cas, serait particulièrement visé le respect des articles  2, 3, 4, 12, 14   de la loi du 4 août 1994.
. Procédure de substitution (par le contribuable) aux organismes publics défaillant dans leur tâche de récupérer des subsides versés à des entités ayant contrevenu à la loi (Article  15)
. Actions devant la justice administrative (viol des articles 3, 4, 14 notamment)
 OdL s’engage à procurer l’assistance d’un avocat acceptant de n’être rémunéré (et à minima, mais si cela existe) qu’en cas de gain de la procédure.
 Actions de sensibilisation.
.  Démarches auprès des législateurs afin d’obtenir des moyens coercitifs pour endiguer notre colonisation.
.  Approche "volontariste" des organismes censés véhiculer internationalement notre langue (par exemple pour les JO de Rio, où se profile une nouvelle Bérézina du français, langue officielle ridiculisée à Londres.
. Contacts (courriers, rencontres) avec ceux qui donnent le "la" de l’envahissement angloricain – à commencer par journalistes et publicitaires.
. Tentatives pour obtenir des médias qu'ils considèrent l'invasion angloricaine (sa langue et sa culture) comme un sujet méritant – enfin – articles et débats. Vaste chantier !
Actions médiatiques
. Par exemple création de prix désignant de bons ou mauvais serviteurs de la cause. La déclinaison pourrait rechercher, via un humour cinglant et un jury huppé, à retenir l'attention de médias. Quelques exemples (tous français, mais il sera souhaitable d'agrandir à la Francophonie)  à http://observatoire-des-libertes.blogspot.fr/p/ya-bon-banania.html

Serait – entre autres, mais d'abord – à  rechercher la meilleure façon d'inclure les partenaires francophones dans notre stratégie.

Si ce projet vous paraît salutaire, nous vous demandons de vouloir bien nous l'indiquer d'un mot via courriel à
observatoire.des.libertes@laposte.net 
Vous recevrez alors un questionnaire destiné à le peaufiner. Cela ne présume en rien de votre ralliement final à ce collectif en projet.