Des photos contre l'impunité des forces de l'ordre

Pêchant assez rarement par excès de courage, les magistrats répugnent à poursuivre, éventuellement à condamner, des policiers ou gendarmes coupables de fautes. L'absence de preuve "certifiée" sert couramment d'argument pour rejeter une plainte ou absoudre un probable coupable. Non que les magistrats soient dupes, mais qu'ils répugnent à froisser ces corps où ils recrutent leurs auxiliaires.
Des photos ou des vidéos prises par les victimes ou témoins d'une scène "litigieuse" se déroulant sur la voie publique forment alors des preuves assez souvent décisives. A plusieurs reprises de telles prises de vue sont venues à bout des réticiences de la justice, obligée de convenir par exemple que tel policier mentait dans sa déposition, que tel gendarme avait fait montre d'une violence outrepassant la "nécessité du service".
Il n'est pas rare que des membres des forces de l'ordre, pris en flagrant délit d'infraction à la loi, prétendent empêcher de telles prises de vue. Ces prétentions sont illégales ! Sauf exceptions bien caractérisées (document ci-dessous, page 3), un policier ni un gendarme ne peuvent s'opposer à des prises de vue de leurs interventions ; moins encore peuvent-ils donc saisir l'appareil de prise de vue.
En atteste de façon décisive la circulaire du ministère de l'Intérieur datée du 23 décembre 2008.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire